Déclarations & Lettres

La bourse ou la vie!

L'équipe JPIC de la CRC invite les membres à prendre connaissance de la réflexion qu'elle a faite concernant le projet d'oléoduc Énergie Est de l'entreprise pétrolière TransCanada. N'hésitez pas à vous en servir dans vos partages.

La question essentielle à se poser c’est : « Avons-nous besoin maintenant d’exploiter le pétrole des sables bitumineux? Besoin au point de devoir annuler tous les objectifs canadiens de réduction des gaz à effet de serre? Besoin au point de contribuer à ces changements climatiques qui pourraient alors nous priver de notre qualité de vie actuelle d’ici quelques décennies? »

Nous croyons que les gouvernements provinciaux et le gouvernement fédéral seraient bien avisés d’accroître leurs subventions à la recherche d’énergies vertes au lieu d’investir dans l’extraction des énergies destructrices de l’environnement et de la vie. 

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Changements climatiques: Lettre du Comité JPIC-Québec

Le Comité JPIC-Québec a fait parvenir à monsieur David Heurtel le nouveau ministre responsable de la lutte aux changements climatiques pour lui faire part de leurs préoccupations.

Favorisant la mise en place de mesures de transition vers les énergies renouvelables, les membres du comité pensent que le rôle du Ministre « implique nécessairement d’aller jusqu’à refuser le développement des industries gazière et pétrolière en sol québécois». 

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Lutte à la pauvreté: Lettre du Comité JPIC-Québec

Montréal, le 30 avril 2014: Dans une lettre adressée à monsieur Philippe Couillard, Premier Ministre du Québec, les membres du Comité JPIC-Québec expriment leurs préoccupations face à la lutte à la pauvreté et demande que  « la lutte à la pauvreté soit située en haut de l’échelle des priorités d’un gouvernement qui veut se préoccuper des vraies affaires. »

« Parce que la pauvreté, explique le Comité JPIC-Québec, constitue une atteinte à la dignité des personnes; parce qu’elle exclut des personnes à une pleine participation citoyenne; parce qu’elle perturbe le développement des enfants; parce qu’elle affecte la santé des personnes vivant dans des conditions précaires; elle constitue une source d’injustice profonde. »

Les membres du  Comité JPIC-Québec « font appel au sens d'éthique du Premier Ministre sens et à son souci de développer une économie florissante pour tous les Québécois et Québécoises, pour que le bien-être des personnes les plus pauvres se situe au cœur des politiques que vous mettrez de l’avant. Les religieuses et les religieux porteront une grande attention aux initiatives que votre gouvernement mettra de l’avant pour réaliser cela », concluent les membres Comité.

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Projet de Loi 52: Lettre du président de la CRC

Montréal, le 23 janvier 2014 : Dans une lettre adressée à la ministre déléguée aux Services sociaux et à la Protection de la jeunesse, madame Véronique Hivon, Michel Proulx, o. praem., en tant que président de la Conférence religieuse canadienne (la CRC), qui compte parmi ses membres les supérieures et supérieurs majeurs des communautés religieuses féminines et masculines du Québec, fait part du sentiment de ses membres au sujet du Projet de loi 52 concernant les soins de fin de vie.

Il est apprécié que le Projet de loi « mentionne que la personne en fin de vie doit, en tout temps, être traitée avec compréhension, compassion, courtoisie et équité, dans le respect de sa dignité, de son autonomie, de ses besoins et de sa sécurité ».

Par contre, écrit le président de la CRC, « nos membres ne peuvent plus être d’accord lorsqu’il est question de présenter l’aide médicale à mourir comme faisant partie des « soins » offerts par le personnel soignant ». Soigner, spécifie-t-il, « ne peut en aucun cas être confondu avec des actes posés délibérément dans le but de provoquer la mort ». C’est pourquoi, affirme-t-il, « nous ne pouvons pas appuyer ce qu’il convient d’appeler purement et simplement de l’euthanasie ».

Il ne s’agit pas « d’imposer aux personnes qui ne partagent pas notre foi, des valeurs dans lesquelles elles ne se reconnaissent pas », précise-t-il. Toutefois, « nous croyons que la personne humaine affectée d’une maladie dégénérative et/ou s’acheminant vers la mort peut encore croître, aimer, se laisser aimer. De plus, à l’approche de la mort, plusieurs personnes découvrent des chemins de réconciliation avec elles-mêmes et avec leurs proches qu’elles n’avaient pas découverts auparavant. Allons-nous priver nos concitoyens et concitoyennes de ces possibilités de vie très riches pour eux-mêmes et pour leur entourage? »

Il est préférable, conclut Michel Proulx, o. praem., de tout mettre en œuvre pour offrir des soins palliatifs :

« Nous ne saurions trop insister, Madame la Ministre, pour que votre gouvernement mette tout en œuvre dans le système de la santé et des services sociaux pour que les crédits nécessaires soient affectés aux soins des personnes en fin de vie et que tous les efforts soient faits pour que les équipes d’intervenants — personnel médical, travailleurs sociaux et psychologues, intervenants en soins spirituels, etc. — aident ces personnes à tirer le plus grand profit de cette dernière étape de leur vie. La clé de voûte d’une telle approche est bien sûr la possibilité que des soins palliatifs visant à soulager la douleur soient disponibles à la grandeur du Québec. »

Pour prendre connaissance de la lettre, cliquez sur ce lien: Loi 52: 
Loi 52: Lettre du président de la CRC 


La CRC appuie l'initiative d'un Tribunal d'opinion sur l'industrie minière canadienne

Dans une lettre adressée à M. Gerardo Aiquel, Chargé de programme Amérique latine, L’Entraide missionnaire et Coordonnateur de la Coalition QUISETAL, la Conférence religieuse canadienne donne « son appui officiel au projet de Tribunal d’opinion sur l’industrie minière canadienne 2014-2015 »:

« Dans la mesure où le Canada est un acteur incontournable de l’industrie minière mondiale – 75 % des entreprises minières dans le monde sont enregistrées au Canada –, il nous semble extrêmement pertinent, et même nécessaire, de contribuer à la sensibilisation sur l’impact de cette activité en matière de droits humains et de dommages environnementaux, et de revendiquer un accès à la justice pour les communautés affectées, ici et à l’étranger, par les mégaprojets des entreprises minières canadiennes. 

Nous appuyons la coalition d’organisations sociales québécoises et canadiennes qui souhaite réaliser ce projet d’envergure, en collaboration avec la Fondation Lelio et Lisli Basso, siège du Tribunal permanent des peuples (TPP), et qui devrait organiser diverses séances géographiques (Amérique latine, Asie, Afrique, Amérique du Nord et Europe) sur une période de deux ans, avant de conclure le Tribunal par un jugement global. La première séance, qui portera sur l’Amérique latine, aura lieu à Montréal en mai 2014. 

La Conférence religieuse canadienne s’engage non seulement à appuyer officiellement l’initiative du Tribunal, mais aussi à diffuser et promouvoir les activités du tribunal ainsi que de ses conclusions. »

La lettre est signée par le président de la CRC, Michel Proulx, O.Praem.


Des responsables de congrégations religieuses se prononcent sur le projet de Charte des valeurs québécoises

Le 15 octobre dernier, 37 responsables de congrégations religieuses du Québec ont fait parvenir une lettre au ministre Bernard Drainville donnant leur avis sur le projet de Charte des valeurs québécoises. Les responsables sont d’accord avec les principes de base du projet. Quant à la question du port de signes religieux, des réserves sont émises.

Pour prendre connaissance de la lettre et du communiqué de presse, ouvrir ces deux documents PDF:

Lettre au ministre Bernard Drainville

Communiqué de presse


La conférence religieuse canadienne privilégie une solution juste et pacifique au conflit syrien

Montréal, le 11 septembre 2013: Dans une lettre adressée au Premier ministre du Canada, le président de la Conférence religieuse canadienne (CRC), Michel Proulx, o. praem., plaide pour une solution juste et pacifique au conflit qui fait rage en Syrie. Une intervention militaire même réduite et ciblée ne fera qu'ajouter aux souffrances du peuple syrien. 

«Plusieurs nations redoutent un embrasement global de toute la région du Moyen-Orient en cas de frappes militaires. Le chaos dans cette région du monde ne ferait que stimuler les courants intégristes. Rappelons-nous que l'initiative du Pape François d’inviter à une journée de jeûne et de recueillement pour la paix au Moyen-Orient a reçu le soutien des patriarches du Moyen-Orient, unis par leur inquiétude d'une extension de la guerre en Syrie et d'une poussée islamiste.»

«Fort de sa réputation de modérateur international le Canada pourrait intervenir auprès de ses alliés pour faire valoir d’autres approches tout aussi capables de convaincre Bachar-al-Assad de s’asseoir et de négocier.»

Pour prendre connaissance de la lettre, ouvrir et télécharger ce document PDF: Lettre CRC pour une solution pacifique en Syrie


« Mourir dans la dignité » : Lettre du président de la CRC

Le 1er février 2013 : Partageant l'inquiétude des évêques du Canada par rapport à la question de l'euthanasie vue sous l'angle de « mourir dans la dignité », le président de la CRC, Michel Proulx, O.Praem, assure le président de la CECC ainsi que tous les évêques du Canada, du soutien des membres de la CRC aux efforts qu'ils font pour promouvoir l’humanité et le respect dans les soins prodigués aux mourants à travers notre pays. Cette lettre à Monseigneur Richard Smith est suivie d'une lettre aux membres de la CRC les invitant à offrir leur appui, en particulier dans la prière.

« Les communautés de religieuses et de religieux ont une longue tradition de service dans le domaine de la santé, auprès des malades et des mourants. Nous accordons une grande valeur à la dignité de la vie à tout âge et dans tous les contextes, de la conception à la mort naturelle », affirme Michel Proulx.

Pour prendre connaissance de ces deux lettres, veuillez ouvrir et télécharger les deux documents PDF suivants :

Lettre à Monseigneur Richard Smith, président de la CECC

Lettre aux membres de la CRC


La CRC demande justice pour les Premières Nations

Montréal, le 10 janvier 2013 : Dans une lettre adressée au Premier ministre du Canada, Stephen Harper, le président de la CRC, Michel Proulx, O. Praem, exprime l'appui de la Conférence religieuse canadienne aux revendications du mouvement Idle No More. « Dans le respect des droits des traités et considérant la nécessité d’une consultation, ce mouvement plaide pour la protection des eaux et des terres au Canada, cadeaux que nous sommes toutes et tous appelés à protéger de façon responsable. La CRC demande justice pour les Premières Nations du Canada et souhaite vivement que la rencontre convoquée s’attaque aux sérieux préjugés qui existent encore. »

Le moment de la réconciliation est venu, il s'agit d'un « moment de grâce ». Comme religieuses et religieux canadiens, nous reconnaissons ce « moment de grâce » et exprimons notre solidarité aux participants et participantes du mouvement Idle No More.

Ouvrir et télécharger le document PDF : Justice pour les Premières Nations


Les changements d'orientations de la politique d'aide internationale canadienne jugés inacceptables

Montréal, le 11 décembre 2012 : Dans une lettre adressée au premier ministre Stephen Harper, la Conférence religieuse canadienne (CRC) exprime sa vive inquiétude devant les changements d’orientations inacceptables de la politique canadienne d’aide internationale. Le président de la CRC, Michel Proulx, O. Praem., réagit ainsi au discours du ministre de la Coopération internationale, M. Julian Fantino, prononcé le 23 novembre dernier devant l’Economic Club de Toronto.

Il ne doit pas y avoir de confusion entre les objectifs de développement et la promotion des intérêts commerciaux. Les propos du ministre ouvrent toutes grandes les portes au secteur privé et mettent en danger l’atteinte de la mission de l’ACDI qui est de réduire la pauvreté et non pas de se transformer en un instrument au service des intérêts économiques canadiens. À en juger par les récentes coupures, l’aide extérieure canadienne baissera malheureusement à 0,25 % d’ici 2015. On note aussi que depuis 2010 des millions de dollars d’aide à l’Afrique ont été coupés à travers le partenariat de l’ACDI avec les ONG canadiennes.

Les leaders des communautés religieuses catholiques du Canada demandent instamment au Premier ministre du Canada, de rétablir un dialogue constructif et ouvert avec les organismes de coopération et de solidarité internationale afin de réorienter les politiques canadiennes de l’aide publique au développement pour qu’elles correspondent au souhait de la majorité des Canadiennes et Canadiens.

Ouvrir et télécharger ce doment PDF : Lettre à S. Harper à propos de l'aide internationale


Lettre du président de la CRC à propos des contrats des aumôniers à temps partiel dans les prisons fédérales

Montréal, le 30 novembre 2012

Très honorable Stephen Harper
Premier Ministre du Canada
Chambre des communes
Ottawa, ON, K1A 0A0

Monsieur le Premier ministre,

Au nom de la Conférence religieuse canadienne et de ses 18 000 membres à travers le Canada, je vous écris pour vous exprimer ma vive inquiétude concernant la décision de votre gouvernement de ne pas renouveler l’an prochain les contrats des aumôniers à temps partiel dans les prisons fédérales.

Cette décision touchera des dizaines d’aumôniers, dont plusieurs sont de nos membres, et affectera bon nombre de non chrétiens. Les tendances de l'immigration montrent en effet que le Canada accueille de nouveaux citoyens en provenance d'un nombre grandissant de pays non européens ou de pays dans lesquels la chrétienté n'est pas prédominante. La presque totalité des contrats à temps plein est octroyée à des membres du clergé de confession chrétienne, alors que les autres religions sont essentiellement représentées par des aumôniers à temps partiel.

Considérant que des centaines de bénévoles qui travaillent de façon ponctuelle dans les établissements sont soutenus dans leur travail par les aumôniers qui les recrutent et les dirigent, Ils risquent de disparaître également. Plusieurs programmes réalisés par ces aumôniers et bénévoles risquent aussi de disparaître tels, ceux favorisant la réhabilitation des personnes durant leur détention et pendant la période critique de la transition après leur incarcération, ou la sensibilisation du personnel de la prison aux différences culturelles, de sorte que les personnes détenues ne subissent pas de préjudices pouvant saboter leur chance de réhabilitation.

Sur le site Internet de Service correctionnel Canada on lit : « Pour satisfaire aux besoins religieux et spirituels des délinquants, le SCC doit leur donner accès en milieu correctionnel aux ressources dont ils ont besoin pour mettre en pratique leur religion ou leur spiritualité à un niveau adéquat selon leurs désirs, à un niveau comparable à celui dont bénéficient les membres de la collectivité ». 

De plus, le SCC a depuis plusieurs années reconnu la valeur de la présence des aumôniers : « Les aumôniers sont capables de communiquer avec les personnes détenues d’une façon dont les autres membres du personnel ne sont pas capables de le faire. En s’adressant aux valeurs et sentiments les plus profonds d’une personne détenue, l’aumônier peut l’aider à puiser des ressources intérieures dont elle a besoin pour faire dans sa vie les changements nécessaires qui l’habiliteront à vivre dans la communauté en respectant la loi. »

Il nous semble que votre gouvernement a peut-être pris trop rapidement cette décision sans examiner les conséquences possibles sur la réhabilitation des personnes détenues. En effet, les aumôniers font un travail d’accompagnement unique des individus dans leurs démarches pour se réhabiliter. Ils soutiennent leur quête de sens et aident les personnes détenues à vraiment s’impliquer dans le processus. Nous croyons que l’abolition de ce programme peu coûteux (6,4 millions $) représente une économie minuscule à court terme et risque de coûter beaucoup plus cher à la société à long terme : récidive ou temps de détention prolongée. 

La Conférence religieuse canadienne vous demande donc instamment, monsieur le Premier ministre, de bien vouloir reconsidérer votre décision pour le plus grand bien des personnes détenues ainsi que celui des citoyennes et citoyens canadiens.

Sincèrement,

Michel Proulx, O. PRAEM
Président de la CRC

Cc. Hon. Vic Toews, Ministre de la Sécurité publique


La CRC réclame le rétablissement des subventions à Développement et Paix

Montréal, le 13 avril 2012

Hon. Beverly J. Oda
Ministre de la Coopération internationale
Chambre des Communes
Ottawa, Ontario
K1A 0A6

Madame la ministre,

Au nom de la Conférence religieuse canadienne et ses 18 000 membres à travers le Canada, je vous écris pour vous exprimer ma vive inquiétude au sujet des coupures subies par l’organisme Développement et Paix et pour réclamer le rétablissement de ces fonds qui sont essentiels à son travail à l’étranger.

Depuis sa fondation, les communautés religieuses du Canada soutiennent la mission de l’organisme Développement et Paix par des dons et une implication active. Nous avons toujours eu l'intime conviction que son action, avec des partenaires de confiance dans les pays du Sud, était parmi les mieux ciblées et adaptées à leur réalité.

Malheureusement aujourd’hui ce travail est gravement mis en péril par les coupures subies par Développement et Paix de la part de l'ACDI pour les cinq prochaines années. D’ailleurs, non seulement l’aide de Développement et Paix a été coupée, mais celle accordée doit uniquement viser les pays ciblés par le gouvernement Harper à l’encontre des études et analyses faites par les experts dans le domaine de l’aide internationale.

Après les coupures effectuées par votre gouvernement dans le secteur des droits humains, particulièrement ceux des femmes, dans le secteur de la justice, dans le secteur de l’aide internationale en général et après les coupures drastiques affligées à KAIROS Canada, la CRC n’est pas surprise du sort réservé à Développement et Paix.

La CRC est toutefois fortement déçue de l’attitude de l’ACDI et même choquée de voir comment un autre de ces organismes qui avait le respect entier des Canadiens et des Canadiennes doit subir les conséquences de politiques qui ne reflètent pas les valeurs de la majorité des citoyens et des citoyennes de ce Canada qui avait toujours été solidaire des pays les plus opprimés, notamment ceux d’Afrique et de l’Amérique latine.

Ainsi donc l’urgence pour le moment est le rétablissement des subventions à Développement et Paix. Nous vous pressons d’agir immédiatement dans ce sens.

Respectueusement,

Mary Finlayson, RSCJ
Présidente


La Conférence religieuse canadienne s'oppose au projet de pipeline Northern Gateway

Le 20 janvier 2012 : Lettre au Ministre des Ressources naturelles

Honorable Joe Oliver
Ministre des Ressources naturelles
Chambre des Communes
Ottawa, ON
K1A 0A6

Monsieur le ministre,

Au nom de la Conférence religieuse canadienne, je vous écris pour exprimer mon opposition au projet de pipeline Northern Gateway et à l’expansion de l’exploitation des sables bitumineux.

Ce pipeline censé acheminer le pétrole lourd de l’Alberta jusqu’aux côtes Britanno-Colombiennes est conçu pour charger jusqu’à 200 superpétroliers qui navigueraient sur des eaux agitées et des passages étroits en plein cœur de la Forêt pluviale du grand Ours, une forêt de renommée mondiale et un modèle de conservation que le gouvernement fédéral a soutenu auparavant.

Parce que la CRC se soucie de l’avenir des communautés canadiennes, de leur environnement et de la réputation du Canada à l’international, je crois que ce projet nous mène dans la mauvaise direction. Un plus large développement de l’exploitation des sables bitumineux ne fera qu’alimenter la crise climatique en raison de l’augmentation constante de ses émissions de GES. Et le risque de fuite de pétrole inévitable que ce projet de pipeline induit pour les Premières nations et l’environnement est simplement trop important quand le Canada et le monde ont d’autres solutions pour combler les besoins en énergie.

Notre opposition à ce projet n’est pas isolée. Les premières nations de C.-B., une majorité de Brittano-Colombiens et d’autres communautés, organisations et entreprises s’opposent également à ce que le pétrole lourd de l’Alberta soit transporté jusqu’aux côtes britanno-colombiennes.

À la lumière de la dévastation engendrée par la marée noire du golfe du Mexique en 2010 et par la catastrophe de l’Exxon Valdez en Alaska 20 ans plus tôt,  la Conférence religieuse canadienne, qui représente 19, 000 religieuses et religieux au Canada, souhaite ardemment que son gouvernement respecte les souhaits de sa population en stoppant le projet de pipeline « Northern Gateway ».

Cordialement,

Mary Finlayson, RSCJ
Présidente


Dans la mouvance de l'Esprit...agissons - Suivi au rassemblement national Justice-Paix-Création

« Nous nous trouvons à un moment déterminant de l’histoire de la Terre où l’humanité doit décider de son avenir » - Charte de la Terre

Du 5 au 7 octobre 2011,  plus de 200 membres des communautés religieuses de tout le Canada ainsi que des personnes qui leur sont associées se sont rassemblés à Montréal pour réfléchir ensemble sur l’état actuel de la planète et la situation engendrés par nos choix économiques et politiques. Le thème de la rencontre était : « Dans la mouvance de l’Esprit… recréons la beauté et la bonté du monde ». Ce fut l’occasion de prendre acte des défis posés à l’humanité et d’établir les conditions qui permettent d’activer, avec une certaine urgence, un niveau de réaction à la hauteur de ces défis.

Les conférenciers invités étaient  Mary Evelyn Tucker, co-directrice du Forum on Religion and Ecology à l’Université Yale et Michel Venne, directeur général et fondateur de l’Institut du Nouveau-Monde à Montréal.

Les participants au rassemblement ont pris acte de la mondialisation des sociétés, des cultures, des religions et de la politique, accompagnée d’une mondialisation économique agressive responsable d’une grave dégradation de l’environnement et d’un accroissement dramatique des inégalités. L’ampleur des défis a été mesurée ainsi que le retard à leur faire face, des défis au niveau environnemental, au niveau de la justice sociale, au niveau politique ainsi qu’au niveau spirituel.

Les tables de discussion ont identifié des défis particuliers pour chacun de ces niveaux.  Et au niveau spirituel, les participants et participantes ont pris un engagement particulier :

« Dans nos choix individuels et collectifs, nous nous engageons à pratiquer et à promouvoir une spiritualité qui suscite la mobilisation citoyenne à la mesure de l’ampleur des défis à relever, spiritualité qui éveille à une espérance authentique en un avenir collectif ».

À la fin de la rencontre, chaque personne a signé la déclaration suivante :

Nous entendons le cri de la Terre et celui des pauvres

Nous croyons que le soutien de la vie sur Terre et l’avènement de la justice relèvent d’un impératif spirituel.

Les peuples de la Terre et les autres espèces ont le droit de vivre sans être menacés par la convoitise et les gestes destructeurs des humains.

La pollution, en particulier celle qui résulte de la consommation intensive d'énergie par les riches pays industrialisés, réchauffe l'atmosphère, entraîne des changements climatiques majeurs  et réduit dangereusement la biodiversité. Ce sont les plus vulnérables, les plus pauvres du monde et les générations futures qui en paieront le prix.

Nous nous engageons à faire notre part pour réduire la menace environnementale et pour lutter contre la pauvreté par des mesures dans nos propres vies, par des pressions sur les gouvernements et les industries et par notre solidarité avec les personnes les plus affectées.

Nous prions pour obtenir le soutien spirituel nécessaire afin de répondre au cri de la Terre et des humains.

Adaptation de :
Déclaration spirituelle sur les changements climatiques
Conférence des Nations Unies sur le Climat
Montréal, le 4 décembre 2005


Mourir dans la dignité : la CRC appuie le Mémoire de l'AÉCQ

La CRC est convaincue que pour une personne, la meilleure façon de mourir dans la dignité est de bénéficier d’un accompagnement compatissant et de soins palliatifs efficaces. C'est pourquoi elle appuie le Mémoire présenté par l'Assemblée des Évêques catholiques du Québec (AÉCQ) le 30 septembre 2010.

La Conférence Religieuse Canadienne (CRC) souscrit totalement au Mémoire présenté le 30 septembre, à Québec, par l’Assemblée des évêques catholiques du Québec à la Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité.

À plusieurs endroits au pays, se sont des congrégations religieuses qui ont initié les soins palliatifs et aujourd’hui encore, elles y participent de diverses façons surtout par le service d’accompagnement. Avec nos Évêques, nous sommes donc convaincus que pour une personne, la meilleure façon de mourir dans la dignité est de bénéficier d’un accompagnement compatissant et de soins palliatifs efficaces. 

La Commission doit bien analyser le message qui sera envoyé à la société, et surtout aux plus fragilisés, par la décision qui sera prise. À la suite de nos Évêques, la CRC invite donc fortement la Commission à « bien mesurer les conséquences advenant l’éventuelle acceptation de l’euthanasie ou de l’aide au suicide. » 

La CRC représente plus de 19,000 religieuses et religieux au Canada dont 14,200 au Québec.

Voir la lettre de la présidente de la CRC adressée au Président de la Commission : Ouvrir ce document PDF.



La CRC fait des recommandations en vue de la mise en place d'un plan national de lutte contre la traite humaine

Montréal, le 22 février 2011 - Dans une lettre adressée au Premier ministre Stephen Harper, la CRC souligne l'importance de la mise en place d'un plan d'action national contre la traite des personnes. L'accent doit être mis sur la prévention, la protection et le partenariat. Selon la CRC, le Canada doit favoriser un réel partenariat entre les provinces et les régions, entre les différents acteurs à tous les niveaux d’intervention et particulièrement avec les organismes communautaires qui sont en contact direct avec les victimes et qui organisent avec elles des services de soutien et des voies de sortie vers une vie meilleure. Au Canada, une action spécifique devrait supporter les groupes de femmes autochtones qui travaillent en ce sens dans leurs propres communautés. Enfin, nous pensons que le gouvernement du Canada doit inclure dans son projet la traite des personnes pour le travail forcé.

Pour prendre connaissance de la lettre, ouvrir ce document PDF.



La protection des femmes et des filles en Haïti, une priorité

Montréal, le 29 mars 2010 -- Dans une lettre adressée au ministre Lawrence Cannon, la Conférence religieuse canadienne lui demande de faire tout en son pouvoir afin d’assurer la protection des femmes et des filles en Haïti.

Montréal, le lundi 29 mars 2010

L’Honorable Lawrence Cannon
Ministre des Affaires étrangères
Chambre des Communes
Ottawa, ON
K1A 0A6

Monsieur le Ministre,

Dans le contexte de crise que vit actuellement Haïti, je tiens à vous faire part, au nom de la Conférence religieuse canadienne dont plusieurs des communautés membres ont de leurs sœurs ou de leurs frères en Haïti, de ma plus vive inquiétude concernant la sécurité des femmes et des jeunes filles. Compte tenu du niveau de violence sexuelle élevé qui affectait déjà ces dernières avant le tremblement de terre, elles se trouvent plus que jamais en situation de danger.

C’est pourquoi les droits humains, incluant ceux des femmes et des filles, doivent être au cœur des efforts de secours et de reconstruction. Ces derniers doivent impérativement assurer la protection des femmes et des filles et apporter une aide appropriée aux victimes de violence sexuelle.

Je vous exhorte donc, Monsieur le Ministre à faire tout ce que vous pouvez afin d’assurer que la protection des femmes et des filles constitue une priorité dans tous les plans de soutien et de reconstruction d’Haïti. À cette fin, les organisations de défense des droits des femmes en Haïti devraient être impliquées activement dans la détermination et la mise en œuvre de ces plans.

Je vous demande également que le Canada soutienne activement les organisations locales ou toute autre initiative soutenant les victimes de violence sexuelle.

Yvon Pomerleau, OP
Président de la CRC

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