Leadership

Session « Nouvelle évangélisation dans un contexte de nouvelle cosmologie »

Vous trouverez ici des documents offerts par M. André Beauchamp en supplément de ceux remis lors de la session qu’il anime actuellement (Voir onglet Sessions et Activités / Leadership)

Vous pouvez ouvrir et télécharger ces documents en format PDF:

Représentations cosmiques de Jésus dans le Nouveau Testament

Écospiritualité

Teilhard de Chardin : Création et Point Oméga

Le Messe sur le monde revisitée

La Messe sur le monde


Vérité et réconciliation - texte de Marie Zarowny, SSA

Le travail soutenu de la Commission Vérité et Réconciliation nous oblige, comme disciples de Jésus Christ, à réfléchir de nouveau au sens de la réconciliation entre les groupes et les individus, lorsqu’une injustice historique a été subie par les membres d’un groupe particulier au sein de la société. D’après une conférence donnée par Marie Zarowny, SSA à la paroisse Saint-Joseph d’Ottawa, le 19 mars 2009. Une version abrégée de cette conférence a été publiée dans le Bulletin CRC, Volume 8, no 3 - Automne 2011, sous le titre Vers une théologie de la réconciliation entre la communauté catholique et les Premières Nations.

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Prendre conscience du temps que nous habitons : un appel au dialogue intergénérationnel

Conférence de Patricia Wittberg, SC, à l'Assemblée générale 2012 de la CRC

Patricia Wittberg, SC, a débuté son intervention en décrivant les diverses générations qui coexistent aujourd'hui en Amérique du Nord, ce qui les distingue et les différencie. Les jeunes générations ne se rappellent pas les événements décisifs qui ont marqué leurs prédécesseurs : la Deuxième guerre mondiale, le concile Vatican II, la Révolution tranquille, etc. Dans ce contexte, chaque génération peut vivre des soifs spirituelles différentes et des préoccupations profanes différentes, que les générations qui la précèdent ou la suivent pourraient bien ne pas comprendre. Tenant compte de cette réalité, Soeur Patricia a par la suite explorer les conséquences de ces différences culturelles pour la vie religieuse et pour l'Église dans son ensemble. Plus les religieuses et religieux deviendront habiles à reconnaître l'heure qu'il est, plus ils seront en mesure d'imaginer et de créer de nouvelles formes de vie religieuse pour dire à ce temps présent la Parole de Vie.

Patricia Wittberg est une Soeur de la Charité de Cincinnati, Ohio et professeure de sociologie à l'indiana University-Purdue-University d'Indianapolis.

Télécharger le texte intégral de la conférence de Patricia Wittberg, SC :
Prendre conscience du temps que nous habitons; Bibliographie; Questions


Vivre les voeux dans le contexte de la solidarité universelle et de la nouvelle cosmologie

La solidarité universelle et la nouvelle cosmologie sont deux dimensions d'une même réalité, car rien n'existe de manière isolée. Dans ce contexte, comment les voeux de vie consacrée peuvent-ils nous relier de manière à participer à la croissance de toute vie? Ce texte est une version intégrale de l'article de Jean Bellefeuille publié dans le Bulletin CRC, Volume 8, no 3 - Automne 2011. Ouvrir ce document PDF.


Une vie nouvelle peut-elle surgir du livre de la Règle?

En quoi les constitutions et le livre des règles servent-ils votre congrégation? Peuvent-ils habiter le quotidien, nourrir la prière et être source d'un nouveau dynamisme? Un texte de Nestor Grégoire, OMI, publié dans Review for Religious et traduit, avec permission, en français par Albert Beaudry pour la CRC. Ouvrir ce document PDF.


Les Constitutions : les connaître par le coeur

Dans cet article, Béatrice Eichten suggère de réfléchir à nos constitutions, à ce qu'elles disent de la vie communautaire et à leur mise en pratique. Le texte a été publié dans Review for Religious et traduit en français par Albert Beaudry pour la CRC, avec permission. Ouvrir ce document PDF.


Apprendre l'art du dialogue sacré

Conversation de Thomas Merton avec le bouddhisme

Peu de maîtres spirituels chrétiens ont exploré le terrain religieux de notre planète aussi intensément et profondément que Thomas Merton. Il fut surtout fasciné par les spiritualités orientales – le bouddhisme en particulier. Sa conversation et son expérimentation avec le bouddhisme a entraîné chez lui une transformation 'destinée à élargir les horizons de l’expérience de la vie dans l’Esprit. Un texte de Kathleen Deignan, CND. Ouvrir le document PDF.


Autorité et obéissance dans la vie religieuse

« L'auteur reprend Faciem Tuam sous trois aspects : le rappel ques l'obéissance est due à Dieu seul et que le Christ est le modèle de l'obéissance à la volonté du Père; l'insistance sur l'aspect fraternel et communautaire et sur la réalité de maturité humaine, contexte dans lequel ce service est vécu au quotidien; la conscience de ses propres limites, que ce soit chez celui qui obéit ou chez celui qui commande. »
 

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Conférences de Timothy Radcliffe, OP

Lors de l'assemblée générale de la Conférence religieuse canadienne, qui s'est tenu à Québec du 5 au 9 juin 2008, Timothy Radcliffe, OP, a donné deux conférences sur la vie religieuse et une homélie dans le cadre de la célébration des Vêpres à la Basilique Sainte-de-Beaupré.

L'avenir de la vie religieuse.
Rôle et défis du service de leadership.
Homélie.


Dialogue et réconciliation

Le dialogue est un espace de croissance et de changement. Il faut y entrer avec précaution, s’y engager en toute honnêteté et sincérité. De plus, il ne peut y avoir de véritable dialogue si les personnes qui s’y engagent ne se sentent sur un même pied d’égalité. Le dialogue est un pas essentiel vers la réconciliation. Une réflexion de Lise Barbeau, SCSL, responsable du dossier Mission et Formation.

Une initiation au « dialogue interreligieux »

Dans son livre, L’histoire de Pi, Yann Martel fait converger un prêtre, un pandit et un imam vers les parents de Piscine (Pi) en promenade de famille au bord de la mer. Le but des trois sages est de clarifier l’allégeance religieuse de Pi.

La conversation ne tarde pas à s’enflammer. Craignant que les trois hommes n’en viennent aux coups, le père de Pi leur dit : Messieurs, messieurs, s’il vous plaît! Je tiens à vous rappeler que nous jouissons dans ce pays de la liberté de culte. À ce moment-là, les sages s’écrient à l’unisson et pointent l’index dans un même geste spontané. Enfin, ils trouvent des points communs : La piété de Piscine est admirable. Il est réconfortant  de voir un garçon qui tient tant à Dieu!  Là-dessus, il y a accord parfait et le père de Pi leur donne raison.
 
C’est alors que la maman, se tournant vers son fils, rompt le silence lourd qui pèse sur tous: Alors, Piscine? Qu’est-ce que tu penses de cette question? – Je veux simplement aimer Dieu, rétorque le garçon. Les sages se retirent l’air vexé. Martel conclut le chapitre 23 de son livre en faisant dire à Pi : Ce fut mon initiation au dialogue interreligieux.

Situation où il y a des perdants

L’histoire de Pi présente une situation qui ne contente pas tout le monde. Elle expose le caractère poignant de ce que le dialogue n’est pas. Il y a conversation entre plusieurs personnes; cependant, leur intention n’est ni d’apprendre, ni de mieux se comprendre. C’est une discussion vive, une dispute entre antagonistes, engagés dans une bataille de mots, qui cherchent à démolir le point de vue des autres.

En général, toute discussion ressemble plus à une lutte pour défendre ses droits qu’à un processus qui permet d’analyser consciencieusement les différentes perspectives de l’autre; elle tend donc à promouvoir la division.[1] Le dialogue n’est pas une lutte ni un débat non plus. En effet, dans le mot débattre, il y a les racines latines et battre, il y a présence d’adversaires et désir de gagner. Or, dans le dialogue il n’y a pas de perdants.

Une situation gagnant-gagnant

Le mot dialogue vient du grec, dia (à travers… ou l’un avec l’autre) et de logos (mot). Ce terme, a-t-on dit, a le sens très particulier de « compréhension qui coule vers... »[2]  Le dialogue est une discipline dont le but est d’apprendre, de comprendre et, par conséquent, d’ouvrir de nouvelles avenues en préparant un « contenant » ou un « champ de recherche ».

C’est un espace qui permet de prendre conscience du contexte de l’expérience des autres, du fait que leurs pensées et leurs sentiments sont la base de cette expérience. Tout le monde y gagne. Chacun fait attention aux espaces entre les mots et non seulement aux mots utilisés; à tout le déroulement de l’action, non seulement à son résultat; au timbre de voix, non seulement aux paroles.

Le vrai dialogue crée les conditions nécessaires pour que toutes les personnes impliquées y reconnaissent la primauté du tout. En 1914, le philosophe, Martin Buber utilise ce terme pour décrire « un mode d’échange entre humains, au cours duquel on apprend à se tourner vers l’autre et à reconnaître sa pleine valeur, non comme objet dans une fonction sociale, mais en tant qu’être humain ».[3]

Un modèle par excellence

Le dialogue est essentiellement relationnel. Il vise la communion. Dans une conférence adressée au Trinity College de Washington le 25 octobre 2003, Mgr Michael Fitzgerald affirme :

« Il n’est pas exagéré de dire que c’est la foi en la Sainte Trinité qui presse les chrétiens à s’engager dans le dialogue. La révélation nous enseigne qu’en Dieu, il y a trois personnes qui communiquent incessamment entre elles et vivent la parfaite communion. La Trinité est le modèle par excellence de toutes relations humaines, relations qui doivent être imprégnées à la fois de respect pour l’identité de chaque personne et d’un profond désir de communion. »[4]

Un appel à la croissance et au changement

Le dialogue est toujours axé sur la « conversation » entre personnes ou groupes qui ont des points de vue divergents.  Ces personnes ou groupes doivent y entrer disposés à apprendre les uns des autres, à mieux se comprendre et à se transformer.

Le dialogue est un espace de croissance et de changement. Il faut y entrer avec précaution, s’y engager en toute honnêteté et sincérité. De plus, il ne peut y avoir de véritable dialogue si les personnes qui s’y engagent ne se sentent sur un même pied d’égalité. 

Le dialogue est multiple

Le dialogue peut avoir lieu entre deux personnes, entre une personne et une communauté, entre voisins. Il peut s’étendre à des paroisses ou à des Églises de confessions différentes ou se situer au niveau des responsables d’Églises ou encore toucher les ethnies et les nations.

On parle de dialogue interpersonnel, interreligieux, interracial, interculturel et international. De plus, on distingue les petits et les grands dialogues. Les petits dialogues, on s’y engage au jour le jour, mais devons-nous nous préoccuper des grands dialogues? Ne sont-ils pas réservés aux personnes en position de leadership? Pas du tout!

Paul VI n’a-t-il pas dit aux personnes consacrées, dès 1965, qu’elles ne peuvent se contenter de vivre dans l’Église et pour l’Église? Il les presse de s’ouvrir aux grands dialogues :

« La vie consacrée est … appelée à apporter sa contribution spécifique à tous les grands dialogues auxquels le Concile Vatican II a ouvert l’Église entière. […] Aucun Institut de vie consacrée ne peut se sentir dispensé d’œuvrer pour cette cause. »[5]
  
Un pas nécessaire sur le chemin de la réconciliation

Le dialogue est un pas essentiel vers la réconciliation. Comme religieuses et religieux canadiens, nous avons choisi de développer et de promouvoir une spiritualité de la réconciliation. Ne devons-nous pas nous sentir poussés à trouver les moyens de mieux vivre cette mission?

Dans une conférence adressée au 62e Conventus Semestralis de l’Unione Superiori Generali, Donna Orsuto donne six façons pratiques et simples de promouvoir le dialogue entre les cultures, entre hommes et femmes, entre peuples de croyances ou de confessions différentes, entre membres de la même communauté et avec les pauvres :

  • établir des liens d’amitié;
  • écouter attentivement;
  • traiter toute personne avec un respect extraordinaire;
  • voir les autres sous leur meilleur jour;
  • nourrir un amour qui dissipe la peur;
  • regarder les autres avec les yeux de Dieu.[6]  
     

Sens du dialogue et mission

Tout individu possédant le sens du dialogue se sait habité par l’esprit dialogal. L’image qui illustre bien cette attitude intérieure n’est autre que la source qui coule. En effet, la compréhension nouvelle issue du dialogue coule en chacune des personnes impliquées. Fluide, cette compréhension circule dans tous les membres du groupe. Le résultat est prévisible. Auparavant, on ne se comprenait pas.

Maintenant, la compréhension mutuelle devient expérience partagée. Quelque chose de neuf voit le jour. Cette compréhension accrue crée la « communion » et « cimente » les personnes et les communautés, les Églises et les sociétés. 
 
On peut toujours s’écrier avec Pi: Je veux simplement aimer Dieu. Mais peut-on prétendre aimer Dieu qu’on ne voit pas, si l’on n’est pas disposé à s’engager dans le dialogue avec son frère ou sa sœur que l’on voit? (1Jean 4,20)

 

[1] William Isaacs : Dia * Logos Institute, PO Box 120, Cambridge, MA 02142. Cité dans Peter Senge, and Co, The Fifth Discipline Fieldbook, Currency Doubleday, 1994, p.353.

[2] Ibid.

[3] Ibid, p. 359.

[5] Repartir du Christ, # 40–41.

[6] USG, Rome,  28-31 mai 2003, p. 36.



Communautés anciennes, communautés nouvelles : forces, défis et points de convergence

Conférence de Rick van Lier, OP, donnée le 9 mai, 2009, à Drummondville, dans le cadre d'une journée de rencontre et de dialogue entre des représentants et représentantes de communautés anciennes et de communautés nouvelles. Le frère Rick a organisé son intervention autour de trois domaines centraux de la vie religieuse : la vie spirituelle; la vie communautaire; et l'engagement dans la mission de l’Église. Pour chacun de ces domaines, il relève les forces, les défis et les points de convergence. Ouvrir ce ce document.

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