Justice, paix et intégrité de la création (JPIC)

Historique de l'engagement de la CRC en Justice, Paix et Intégrité de la Création

Jean Bellefeuille, responsable du dossier national JPIC de la CRC a écrit un historique de l'engagement de la Conférence religieuse canadienne en Justice, Paix et Intégrité de la Création (JPIC).

«L’engagement de la CRC en Justice, Paix et Intégrité de la Création (JPIC), écrit-il, remonte au Jubilée de l’An 2000 alors que la CRC s’est jointe à la coalition canadienne des organismes communautaires qui désiraient célébrer le Jubilée et qui ont émis des propositions en lien avec la lutte à la pauvreté, à la promotion de la paix et à la sauvegarde de l’environnement.»

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L'engagement de la CRC en Justice, Paix et Intégrité de la Création (JPIC)


Laudato Si'
Les nouveautés de l'encyclique du pape François

Jean Bellefeuille, présente les grandes lignes de l'encyclique du pape Frnçois, Laudato Si'. Il met l'accent sur les particularités de l'encyclique et sur ce qu'elle apporte d'original et de neuf.

Plus qu'un résumé, ce texte de cinq pages donne le goût de lire Laudato Si' et de découvrir les interpellations qui en émanent.

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Laudato Si' - Les nouveautés de l'encyclique du pape François.


La bourse ou la vie!

L'équipe JPIC de la CRC invite les membres à prendre connaissance de la réflexion qu'elle a faite concernant le projet d'oléoduc Énergie Est de l'entreprise pétrolière TransCanada. N'hésitez pas à vous en servir dans vos partages.

La question essentielle à se poser c’est : « Avons-nous besoin maintenant d’exploiter le pétrole des sables bitumineux? Besoin au point de devoir annuler tous les objectifs canadiens de réduction des gaz à effet de serre? Besoin au point de contribuer à ces changements climatiques qui pourraient alors nous priver de notre qualité de vie actuelle d’ici quelques décennies? »

Nous croyons que les gouvernements provinciaux et le gouvernement fédéral seraient bien avisés d’accroître leurs subventions à la recherche d’énergies vertes au lieu d’investir dans l’extraction des énergies destructrices de l’environnement et de la vie. 

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Des autos hybrides intéressantes maintenant disponibles

Un texte de Jean Bellefeuille, responsable de JPIC National à la CRC

Considérant votre désir d’émettre le moins de gaz à effet de serres (GES) possible, la CRC vous parlait en 2011 de la possibilité de vous procurer des autos hybrides. Toutefois, à cette époque, le choix était très limité. Voir le lien Internet suivant pour se remémoriser: Changer votre auto pour une auto plus écologique!

Aujourd’hui le choix est beaucoup grand et beaucoup plus réaliste également. Plusieurs membres de communautés religieuses roulent déjà avec une auto hybride et en sont très satisfaites.

Sauf exception (la Toyota Camry), une auto hybride coûte plus chère qu’une auto traditionnelle. C’est vrai qu’elle consommera moins de carburant, mais après 10 ans, l’économie de carburant compensera à peine le coût plus élevé. Sauf pour une auto rechargeable si on ne fait pas plus de 20 Km entre les charges. En fait, on roule en auto hybride pas parce que cela coûtera moins cher à la longue, mais parce que l’on veut réduire notre empreinte écologique, réduire nos émissions de GES qui contribuent aux changements climatiques de plus en plus dommageables aux populations : inondations, tornades, disparition d’espèces animales ou végétales, etc.

Il existe deux sortes d’auto hybrides : les rechargeables et les non-rechargeables. Les rechargeables coûtent encore un peu plus cher, mais si vous faites peu de kilomètres quotidiennement (0 à 20 Km), vous ne dépenserez pratiquement pas d’essence et n’émettrez quasiment pas de GES. Si par ailleurs vous faites beaucoup de kilomètres quotidiennement, une auto hybride non-rechargeable sera préférable, sauf si vous achetez une Chevrolet Volt (40 000$ avant taxes). Il faut cependant prévoir brancher son auto tous les soirs pour la nuit.

Je n’ai pas inclus dans le tableau d’autos tout électriques. La plupart des gens qui ne disposent qu’une seule auto désirent une auto qui peut faire de courtes et de longues distances. La tout électrique n’est pas recommandée pour de longues distances encore.

Si une communauté a plusieurs autos dans son parc automobile, elle pourrait mettre à la disposition de ses membres une auto entièrement électrique pour de courts trajets en ville. Dans ce cas, pour l’instant, les choix sont limités - Ford Focus électrique (40 000$), Nissan Leaf (30 000 $). Sous peu d’autres modèles intéressants seront présentés au public Ex : BYD e6 Chine (40 000$).

Pour imprimer le dossier PDF ci-dessous qui présente le tableau des autos hybrides, prévoyez du papier 8,5 x 14, choisir ce format dans la fenêtre appropriée de la commande d’imprimante et imprimer en recto seulement et non broché. Les feuilles 1 à 3 vont à la suite les unes des autres et les feuilles 4 à 6 également. La première série concerne les autos compactes et la 2e série les autos intermédiaires, c’est-à-dire celles qui peuvent accueillir 5 personnes confortablement.

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Bonne analyse !


Enterrer ses morts... un choix socialement responsable?

Un texte de Jean Bellefeuille, responsable de JPIC National à la CRC

Avez-vous pensé que le fait d’enterrer vos morts peut être un geste s’inscrivant dans la logique du développement durable et de la justice? Avez-vous pensé que vous pourriez utiliser les services d’une Coopérative funéraire? Oui, vous pouvez choisir entre une entreprise privée ou une entreprise collective. Choisir une coopérative c’est appuyer les entreprises d’économie solidaire. Sur l’ensemble du territoire québécois, vous pouvez compter sur un réseau de 26 coopératives funéraires comprenant plus de 100 points de service.

La coopérative a une mission économique et sociale. Elle offre des services funéraires correspondants aux besoins des personnes et des familles. Une coopérative, de par sa raison d’être, est un outil de développement local. Elle est une organisation entièrement québécoise qui s’approvisionne auprès de fournisseurs québécois. Comme toute activité économique, le secteur funéraire comporte des défis pour réduire son impact sur l’environnement. Des solutions respectueuses de l’environnement sont faites. 

En optant pour la Coopérative, vous confirmez vos valeurs d’entraide,  de démocratie, d’équité et d’engagement envers le milieu et vous soutenez une organisation entièrement québécoise. Consultez le site de la  Fédération des coopératives funéraires du Québec:
 www.fcfq.coop/

Pour en savoir plus, ouvrir et télécharger ce dodument PDF :
Enterrer ses morts...


Tourisme et exploitation sexuelle des enfants

Le Regroupement pour la responsabilité sociale des entreprises (RRSE) a publié récemment un guide intitulée La responsabilité sociale des compagnies aériennes et l’exploitation sexuelle des enfants. Les membres du RRSE, ainsi que d’autres groupes d’investisseurs, sont particulièrement préoccupés par les enjeux relatifs au tourisme sexuel auprès des enfants. Cette réalité hautement condamnable et profondément destructrice du droit des enfants à une vie saine s’implante souvent dans le cadre d’une dynamique touristique des pays du Nord vers les pays du Sud, d’où la nécessité absolue de solliciter la contribution d’agences de voyages, de chaînes hôtelières et de compagnies aériennes pour mettre fin à ce trafic.

Selon la Coalition internationale pour un tourisme responsable, un milliard de touristes ont voyagé dans le monde et 10 % choisissent des destinations selon l’opportunité de tourisme sexuel et 2 millions d’enfants seraient forcés par des réseaux clandestins et illégaux à devenir victimes d’exploitation sexuelle (http://www.coalition-tourisme-responsable.org/tourisme-responsable.html). De même, l’Organisation internationale du Travail, les Nations Unies, l’Association internationale des Hôtels et Restaurants ont tous publié des rapports affirmant que les régions touristiques peuvent être la source d’une demande accrue de la prostitution infantile. Les touristes canadiens ne font malheureusement pas exception et les grandes entreprises canadiennes œuvrant dans le domaine touristique international ne peuvent rester indifférentes devant ce constat.

Le Regroupement pour la responsabilité sociale des entreprises (RRSE) est un regroupement de communautés religieuses, d’organismes et d’individus dont la mission est de promouvoir la responsabilité sociale des entreprises par l’actionnariat engagé. En tant qu’investisseurs, les membres du RRSE accordent une plus grande importance aux enjeux environnementaux, sociaux et de bonne gouvernance. Le RRSE est notamment membre des Principes pour l’investissement responsable (PRI) et tâche de mettre en œuvre l’engagement de ses membres à être des investisseurs actifs dans la promotion des meilleures pratiques de gouvernance, de la défense des droits de la personne et de l’environnement auprès des entreprises au sein desquelles ses membres investissent.

Le guide est disponible auprès du RRSE, www.rrse.org.


Brève histoire de l'esclavage au Canada

Contrairement à la croyance populaire, l'esclavage fait vraiment parti de l'histoire canadienne.

Le premier esclave canadien

La première personne noire connue à avoir vécu au Canada, était un natif de Madagascar qui fut amenée vers l’âge de 7 ans par le commandant britannique David Kirke lors de son invasion de la Nouvelle-France. Il fut vendu par la suite à Olivier Le Tardif, clerc en chef de la colonie française. Quand le Québec revint aux mains des français en 1632, Le Tardif qui avait souvent collaboré avec les britanniques, fut obligé de fuir. Il vendit alors son esclave à un résident de Québec, Guillaume Couillard Lespinacy (1591-1663), et le garçon fut éduqué dans une école fondée par le père Le Jeune, un jésuite. On le baptisa plus tard du nom d'Olivier Le Jeune ( 1625 ? – 1654) dont le prénom rappelle celui du clerc en chef français et le nom, celui du prêtre jésuite. Olivier Le Jeune mourut le 10 mai 1654. On raconte qu'avant sa mort, son statut officiel fut changé de 'serviteur' à personne affranchie.

Une pratique courante

L’esclavage est devenu une pratique courante en Nouvelle France et l’Église devint la plus importante propriétaire d’esclaves. Plusieurs se sont demandés comment cela put arriver alors qu’en 1435 le pape Eugène IV dans sa bulle Sicut Dudum a condamné l’esclavage et ceux qui s’y engageaient, ceux-là qui ignoraient la bulle étant excommuniés ipso facto. Le pape Paul III en 1537 a publié la bulle Sublimis Deus qui condamnait l’esclavage. Le pape Grégoire XIV en 1691, le pape Urbain VIII en 1639 et le pape Benoît XIV en 1741 ont aussi condamné l’esclavage. Nous pouvons donc présumer que ces Jésuites et les religieuses qui ont possédé des esclaves étaient excommuniés.

De fait, les ports sont les premiers lieux où sont utilisés les esclaves. Ce n’est pas étonnant considérant que les transactions étaient souvent faites en mer  donc légales.

Ensuite, les premiers cultivateurs s'installant en Nouvelle France font face à un travail herculéen pour pouvoir, défricher, bâtir et faire prospérer leurs fermes dans cette terre quasi inhabitée. On réclame donc des esclaves, même si THÉORIQUEMENT, cette pratique n'est légalisée que vers 1689 par un édit de Louis XIV, et solidifiée en Nouvelle France par une ordonnance de l'Intendant Raudeau en 1709.

L’esclave : un « Bien meuble »

La raison était bien simple : lorsqu’un esclave se sauvait de son domicile, celui qui le trouvait pouvait réclamer sa propriété. La légalisation a donc été modifiée pour que l’esclave soit reconnu « bien meuble », devant notaire! « Le gouverneur Beauharnois, au lendemain de la capitulation devant les forces anglaises, a écrit au ministère de la Marine française pour lui dire qu’ils avaient été obligés de capituler devant le général Amherst, mais que les Anglais leur laissaient 'leur religion et leurs nègres' », relate Paul Fehmiu-Brown.

Combien y en avait-il au Canada ?

L’historien Marcel Trudel a compté 4 092 esclaves à travers l’histoire canadienne, desquels 2 692 étaient des indiens, les favoris des francophones et 1 400 noirs, les favoris des anglophones, appartenant à environ 1 400 maîtres. La région de Montréal dominait avec 2 077 esclaves, en comparaison de 1 059 pour Québec et 114 pour Trois-Rivières. Plusieurs appartenaient à des communautés religieuses. Plusieurs mariages ont eu lieu entre les colons français et des esclaves (31 mariages avec des esclaves indiens et 8 avec des esclaves noirs), ce qui signifie qu’un certain nombre de Québécois aujourd’hui ont des esclaves quelque part dans leur arbre généalogique.

Le retour dans l’Afrique natale

L’historien met aussi en lumière comment certains esclaves canadiens ont été déportés en Afrique : «En 1783 et 1784 c’est la lutte pour l’indépendance américaine. Lorsque les loyalistes fidèles à la couronne d’Angleterre fuient les USA, ils viennent s’établir en Estrie et près du canal Lachine. Le gouvernement canadien a acheté une terre en Sierra Leone et a demandé aux esclaves devenus très nombreux avec l’arrivée des loyalistes s’ils voulaient retourner sur leurs terres ancestrales. Ceux qui ont accepté la proposition du gouvernement y ont exporté, entre autres, le système juridique britannique. C’est la raison pour laquelle on retrouve des juges qui siègent avec une perruque blonde, en Sierra Leone. »

Une initiative qui a inspiré les États-Unis, qui ont fondé le Liberia, en 1822, par le truchement de la National Colonization Society of America, pour y installer les esclaves noirs libérés.

L’abolition du commerce

Paradoxalement, c'est à la conquête britannique que nous devons l'abolition définitive de l'esclavage. Au moment de la Révolution américaine, les esclaves qui fuient leurs maîtres américains, sont reçus ici à bras ouverts en tant que 'loyalistes'.

De plus, dans la 1e moitié du 18e siècle, la Grande Bretagne est frappée par un mouvement de retour au Christianisme authentique des Évangiles : Le REVIVAL. Ce mot d'ordre existait chez des mouvements chrétiens dissidents comme les premiers Franciscains, les premiers Vaudois, les Lollards de Wycliffe, les Anabaptistes, les Frères Moraves, les Diggers et les Quakers.

Mais c'est au 18e siècle que la très conformiste Église Anglicane sera à son tour touchée par un tel mouvement, à l'intérieur même de ses rangs, ce qui fera en sorte que ce mouvement du Revival atteindra une bien plus grand couche de la société britannique. Ainsi naîtra le premier mouvement égalitariste et anti-esclavagiste de l'histoire de l'humanité. Après avoir soufflé sur les pays protestants, ce vent de l'Esprit...-saint touchera de manière plus indirecte la France et ses intellectuels séculiers.

Au Canada, touché par ce mouvement, alors qu’il venait d’être nommé lieutenant-gouverneur du Haut-Canada en 1791, John Graves Simcoe a planifié d’établir une province où l’esclavage serait illégal, fondant cela sur le fait que cette pratique était incohérente avec un état libre.

En 1793, il a convaincu l'Assemblée législative du Haut Canada d'adopter les premières mesures restreignant considérablement l'esclavage au sein de l'Empire britannique, mesures qui interdisaient l'importation de nouveaux esclaves au Haut Canada.  Il enclenche ensuite un processus d'émancipation graduelle.

C’est en conséquence de cette décision que le Haut-Canada devint un refuge pour les esclaves africains d’Amérique qui, en quête de liberté, empruntèrent le chemin de fer clandestin entre 1815 et 1860.

Au Bas Canada, les juges refusent de sévir contre les esclaves fugitifs, et Louis Joseph Papineau échoue dans sa tentative de faire reconnaître les droits de propriété des maîtres sur leurs esclaves.

Grâce à Simcoe, le 25 mars 1807, le roi George III a sanctionné la loi portant sur l'abolition de la traite des esclaves, qui marquait le début de la fin de cette pratique honteuse et interdisait aux navires britanniques de participer au commerce et au transport des esclaves.

En fait, plusieurs facteurs sont à l’origine de la décision du Parlement britannique d’ablir la traite des esclaves. Notamment, en 1787, la création d’une société anti-esclavagiste par Grandville Sharp et Thomas Clarkson; la campagne menée par les Noirs libres, dont Quobna OttobahCugoano, Thomas Peters, Olaudah Equiano et Ignatius Sancho; et la Révolution haîtienne de 1804.

L’abolition complète

William Wilberforce poursuivit sa lutte contre l'esclavage jusqu'en 1833 où, sur son lit de mort, il apprit que le Parlement avait adopté sa loi interdisant complètement l'esclavage. En 1834, l'émancipation définitive des esclaves de tout L'Empire sera proclamée. Par contre, en France, après qu'on a eu la velléité d'abolir immédiatement l'esclavage au moment de la Révolution, ce n'est qu'en 1848, qu'on finira par l'abolir définitivement.

Refuge pour les esclaves étatsuniens

Nous devons aussi nous souvenir des héros qui ont fait du Canada une terre d'accueil au bout du chemin de fer clandestin. Grâce à leurs efforts, des dizaines de milliers d'esclaves étatsuniens ont pu s'échapper et trouver refuge au sein de l'Amérique du Nord britannique, dont des milliers de loyalistes noirs qui ont participé à établissement de la Nouvelle Écosse.

Des marins impliqués

Enfin, soulignons le rôle joué par les courageux marins de la Marine royale de Halifax, dont plusieurs étaient établis dans le port de Halifax. Courant de grands risques, et souvent contre leur gré puisqu'ils étaient souvent enrôlés de force ici à Halifax, ils ont aidé à faire respecter l'interdiction sur le commerce des esclaves africains tout au long du XIXe siècle.

Y a-t-il encore des esclaves au Canada?

« Il y a au moins 27 millions de personnes piégées dans diverses formes d’esclavage dans le monde aujourd’hui, et cela est plus que les personnes qui ont subi la traite en Afrique il y a 400 ans. » a affirmé Jamie McIntosh, la directrice générale de la division canadienne de International Justice Mission.

L’étendue de ce crime au Canada est encore discutable. Les statistiques de la GRC situent le nombre de victimes entre 800 et 1 200 par année, alors que les Ong fixent le nombre plus près de 15 000. La GRC estime que, pour Toronto seulement, on fournit 100 filles par année au commerce du sexe. Elles cèdent à leurs patrons autour de 5 millions de dollars.

La plupart des femmes victimes de la traite au pays proviennent de la région Asie-Pacifique, en particulier de la région chinoise du Fujan et de la Corée du Sud. À l’intérieur du Canada, les victimes proviennent souvent des réserves indiennes. En Ontario, au Québec et en Atlantique, elles proviennent surtout de l’Europe de l’Est.

Jean Bellefeuille
CRC JPIC National
jbellefeuille@crc-canada.org


Quand les enjeux écologiques sont des enjeux de justice

JPIC National - De plus en plus nous sommes conscients du fait que l’être humain est actuellement en train de détruire les ressources de la planète la rendant de plus en plus inhabitable pour les autres, surtout les plus vulnérables. Que l’on pense seulement à l’eau qui se fait rare, à l’air qui est pollué, aux changements climatiques qui provoquent des catastrophes naturelles, aux combustibles fossiles qui provoquent l’effet de serre, etc. le tout rendant la vie très difficile, voire impossible aux populations les plus pauvres du monde.

Depuis quelques années plusieurs communautés religieuses ont connu un réel engouement pour les questions d’environnement. Des théologiens et théologiennes de grand calibre ont développé la spiritualité de la Création dans le cadre d’une nouvelle cosmologie. Plusieurs communautés offrent des sessions de sensibilisation et s’adonnent aux pratiques écologiques et biologiques. Des centres de spiritualité offrent des moments de ressourcement dans la nature où l’on peut rendre grâce pour les merveilles de la nature, pour la vie, la lumière, l’eau et tout l’écosystème qui nous permet de vivre en harmonie avec la nature et prendre la place qui nous revient, sans plus.

Se ressourcer, mais aussi devenir conscients des enjeux

De plus en plus nous sommes conscients du fait que l’être humain est actuellement en train de détruire les ressources de la planète la rendant de plus en plus inhabitable pour les autres. Que l’on pense seulement à l’eau qui se fait rare, à l’air qui est pollué, aux changements climatiques qui provoquent des catastrophes naturelles, aux combustibles fossiles qui provoquent l’effet de serre, etc.

Détruire l’environnement contribue à une immense injustice

En effet, la prise de conscience de la beauté de notre planète va de pair avec la prise en compte qu’elle est fragile et menacée. Actuellement ceux qui sont en train de détruire l’environnement, l’écosystème planétaire, sont en train de contribuer à une immense injustice, notamment parce que sont les pays pauvres qui sont en train de subir les conséquences environnementales des excès des pays riches. Même les pays riches ne seront pas épargnés à moyen terme et ce seront les pauvres de ces pays qui devront en subir les conséquences les premiers parce qu’ils en seront pas en mesure de compenser pour les inondations ou les sécheresses ou les tornades ou les glissements de terrain qui surviennent de plus en plus souvent, même dans les pays riches.

150 millions de personnes affectées!

Que penser des effets des changements climatiques provoqués par les pays consommateurs de pétrole sur les pays pauvres qui verront leur agriculture menacée ou leur pays carrément submergé par les hausses des mers du sud ? On prévoit que plus de 150 millions de personnes seront déplacées par ces catastrophes d’ici 2050. L’injustice des pays riches faite au pays pauvres s’appellera la faim, l’insécurité, l’exil. On devra dire adieu au développement parce que les secours de solidarité ne suffiront même plus à réparer les dégâts causés par les catastrophes naturelles, sans compter que la rareté est toujours suivie par la guerre, l’exploitation, les violences.

Le nouveau nom de la justice est solidarité avec les victimes

De plus en plus les injustices vécues à un bout de la planète seront causées par les abus environnementaux à l’autre bout par ceux qui continuent à abuser des ressources limitées de la planète, qui ne croient pas au développement durable et surtout qui ne se rendent pas compte que leur rythme de consommation actuel n’est pas viable. Le nouveau nom de la justice sera d’abord solidarité avec les victimes des dommages environnementaux. Ce sera aussi développement et partage d’énergies alternatives, ainsi que poursuite d’un nouvel équilibre mondial de consommation.

Notre rôle est de prophétiser

Notre rôle est de prophétiser, prophétiser dans le sens d’annoncer les catastrophes futures si rien n’est fait pour respecter la Création, mais aussi prophétiser dans le sens de mettre de l’avant la Bonne nouvelle d’hommes et de femmes sensibilisés aux défis actuels et aux moyens que l’on peut encore mettre en œuvre pour sauver ce que Dieu nous a donné comme patrimoine. Un défi de réconciliation planétaire.

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